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Un autre Tchad reste à refonder

«Il n’y a pas eu de réformes. On a plutôt détruit ce qui marchait ». Il ne peut y avoir meilleure analyse que celle d’un fin connaisseur du système Déby quand bien même aujourd’hui en disgrâce.

 Le passage à la 4ème République, fait politique marquant l’année qui s’achève, a montré en six mois de mise en œuvre que nous ne sommes assurément pas sur le bon chemin.

Entre les faux pas du premier gouvernement de cette République à la bruyante contestation du serment confessionnel et le non-respect des conclusions du forum pour ce qui est du nombre des provinces, Idriss Déby a montré qu’il n’est pas l’homme à croire sur parole. En plus, la gouvernance politique, même si cela n’est pas nouveau, est caractérisée par une instabilité gouvernementale qui donne au Tchad, l’allure d’un Etat géré comme une épicerie. Une situation aggravée par la présidence intégrale qui fait du chef de l’Etat un hyperprésident qui n’a de comptes à rendre à personne.

Ce faisant, le pouvoir a choisi un virage dangereux qui ne pourra mener qu’à la tentation d’alternatives autres que le chemin de la démocratie et des urnes. Parce que, les institutions ne fonctionnent pas…

C’est ce qui explique la situation insurrectionnelle dans le Tibesti dont on nous interdit d’en parler et l’attention que cela suscite comme pour scruter la moindre d’un hypothétique salut.

Largués le sont aussi les partis politiques qui angoissent rien qu’à penser qu’ils doivent affronter des élections législatives et municipales au cours de l’année qui commence. Affaiblit financièrement, déboussolés sur la stratégie parce que n’ayant aucune maitrise sur le calendrier, les formations politiques qui n’ont que leurs yeux pour pleurer, scrutent eux aussi en direction du ciel dans l’espoir d’une lueur qui leur donnerait une raison de croire.

Anxieux aussi sont les travailleurs du secteur public qui scrutent les faits et gestes de l’exécutif et surtout du ministère des finances dans l’espoir de voir s’accroitre même de quelques billets le solde de leurs salaires amputés depuis deux ans. La restauration des salaires des militaires renforce en eux cette espérance.

Les opérateurs économiques eux aussi ne sont pas du reste. Plombés par deux années de crise financière doublées d’un harcèlement fiscal sans pareil pour certains, les acteurs du secteur économique espèrent que 2019 apportera du mieux comme l’annoncent le gouvernement et ses partenaires.

Pour le commun de mortel repris par les religieux, la fin de la corruption et de l’injustice sociale sont les gages du retour de la paix (qui n’est pas l’absence de guerre) et de la volonté de vivre ensemble. Ce sont les fondamentaux pour l’érection d’une nation dont la nouvelle République ne donne pas les gages jusque-là. Et si l’on ne croit le proverbe, à vouloir castrer un vieux bouc, on finit par le tuer. Rien donc à attendre d’un système vieux de trois décennies. Ce qui reste comme le dirait l’autre, c’est d’effacer le tableau…

La Rédaction

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