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Revue de presse de la semaine du 31 décembre 2018 au 6 janvier 2019

En cette fin d’année, les journaux ont consacré la plupart de leurs éditions à la rétrospective. De la politique à la culture et au sport en passant par le social, tous les sujets ont été commentés.

 

« Une année très perturbée », annonce à sa Une L’Info. Pour le bihebdomadaire, la grève de la plateforme syndicale revendicative a considérablement paralysée les enseignements primaire, secondaire et supérieur du pays. « Plusieurs rencontres ont eu lieu entre l’intersyndicale et le gouvernement pour décanter la situation mais en vain. Mais le 14 mars 2018, les deux parties sont parvenues à un accord », ajoute-t-il. Il  y a des efforts à fournir de part et d’autre pour éviter de retomber dans les mêmes situations conseille le journal gouvernemental. « D’une année de crise à une autre », commente désabusé Le Visionnaire. Selon l’hebdomadaire, le rêve des Tchadiens de voir leur pays migrer vers le cercle des pays développés s’est amenuisé durant l’année qui vient de s’achever. « Vers où allons-nous avec tout ce que nous vivons au Tchad, où les inégalités sociales sont de plus en plus constatées », se demande l’hebdomadaire qui trouve aberrant qu’en dépit de la crise financière, les riches continuent par s’enrichir et les pauvres réduits à la mendicité. « Il est écœurant de constater que notre pays continue d’année en année d’être aux abonnés absents du grand rendez-vous de développement économique et social auquel se sont inscrites les nations mêmes les plus jeunes aux potentialités économiques moins importantes que les nôtres », déplore-t-il. La Voix parle « d’une année de tous les danger ». Pour l’hebdomadaire, la situation sécuritaire s’est détériorée dressant de ce fait un bilan négatif et bien moins pire. « Le point culminant de cette situation reste incontestablement l’imbroglio militaire qui a régné et qui règne dans le grand-nord. Situation dont l’épicentre est bien-entendu Miski », précise La Voix qui se réjouit d’une accalmie dans cette partie du pays. L’hebdomadaire déplore les tensions aux frontières Sud et Est, l’insécurité à l’intérieur du pays, la recrudescence des conflits communautaires et inter-communautaires mais aussi les enlèvements contre rançon. « Une année de Bololo ! », s’exclame Le Pays qui égrène les maux qui ont émaillé l’année 2018 : « instabilité gouvernementale, jeu politique fermé, manifestations interdites en permanence, climat des affaires plus qu’incertain, insécurité des investissements et une administration publique qui n’a fonctionné que la moitié du temps ». Votre hebdomadaire parle même d’une « année de désordre ». « Malgré le passage à la 4ème République, l’année qui s’achève aura été des plus éprouvants. Une année où le désordre et le moins bien ont prévalu sur le positif », regrette Le Pays. Face à tous ces problèmes, le trimensuel Abba Garde appelle à, « oublier 2018 ». « Une année sombre dans pratiquement tous les domaines », constate le trimensuel qui déplore l’organisation, «à l’emporte-pièce, un forum dit inclusif qui ne l’a jamais été en raison de l’exclusion des exilés de la diaspora et des politico-militaires ». Forum que Abba Garde qualifie de messe de monarque ayant réuni laudateurs de la présidence, vautours des organisations de la société civile du pays et autres. « La mise en place du Cadre national de dialogue politique (Cndp) est un raté. Le choix des hommes qui le compose a été dicté par les besoins impérieux du prince et de son parti. Le plus grand perdant dans ce jeu à haut risque pour l’avenir électoral reste l’opposition toujours prête à crier à la victimisation plutôt qu’à mettre en déroute le plan macabre du pouvoir », ajoute-t-il. Somme toute, l’éditorialiste de  l’hebdomadaire Le Pays lance : « un autre Tchad reste à refonder ». Selon l’hebdomadaire, la 4ème République ne donne pas les gages. « Le passage à la 4ème République, fait marquant l’année qui s’achève a montré en six mois de mise en œuvre que nous ne sommes assurément pas sur le bon chemin. Entre les faux pas du 1er gouvernement à la bruyante contestation du serment confessionnel et le non-respect des conclusions du Forum pour ce qui est du nombre des provinces, Idriss Déby a montré qu’il n’est pas homme à croire sur parole  », poursuit l’hebdomadaire qui estime que 2018 a été « l’année du retour vers la dictature ».

« Social : la pauvreté s’est accrue », lance Le Pays qui annonce que le chômage, la difficulté d’accès à l’électricité, les multiples grèves ainsi que la cherté des denrées alimentaires sur nos marchés ont été le souci pour l’année 2018. « Le nombre de repas journalier revu en baisse suite aux abattement des salaires, les enfants changent des écoles en fonction de taux d’inscription, les hommes ont oublié voire démissionné de leurs 2ème bureaux. Le modèle d’habitat en milieu urbain est à l’image de la misère », note-t-il. « Grognes sociales tous azimuts », ajoute La Voix. Selon l’hebdomadaire l’année qui s’achève n’a pas été tout amène pour les travailleurs, et pas seulement. « Indéniablement, 2018 restera comme une année ‘’la plus chaude’’ sur le plan social. Les organisations des travailleurs ont donné le ton en multipliant des actions pour réclamer le rétablissement de leurs indemnités amputées à moitié au début de l’année », note-t-il. « Rien à prévenir », énonce Abba Garde. Pour le trimensuel, la galère des fonctionnaires de l’ère pétrolière a atteint un niveau inadmissible. « Non seulement leur salaire a été fortement sabré, mais l’augmentation vertigineuse du prix des hydrocarbures, de l’eau, la crise énergétique et la fermeture des hôpitaux pendant au moins six mois ont complètement noirci leur quotidien. Les retraités civils et militaires ont gagné tout au long de n’année sans que leur cri de détresse ne franchisse les portes bien barricadées des différentes caisses nationales chargées de leur verser leur pension », déplore Abba Garde. « Pouvoir d’achat en berne », renchérit L’Info qui note que la difficulté du pays à se relever de la crise continue d’impacter négativement la vie des Tchadiens. « Les fonctionnaires de l’Etat tombent de plus en plus dans la précarité. Si les salaires sont versés, les mesures de sortie de crise comme les 16 mesures, l’abattement ne permettent pas à ces derniers de couvrir les besoins vitaux de la famille », ajoute-t-il.

« L’économie a gravement affecté le social », lance L’Info qui annonce que les perspectives ne sont pas bonnes, même si l’espoir est permis. « Depuis l’apparition de la crise, l’Etat exerce d’une certaine manière une pression fiscale sur les petites et moyennes entreprises, de sorte que beaucoup ont du retomber dans l’informel ou fermer. Or, ces petites unités sont les sources de création des richesses et d’emploi », précise le bihebdomadaire qui prévient que « si l’Etat continue à exercer cette pression fiscale, il risque de récolter le contraire de l’effet qu’il cherche ». « Une économie ankylosée malgré les mesures d’austérité », rajoute Le Pays qui informe que les multinationales ont subit une pression sans précédente. « Harcelés par l’inspection général d’Etat (Ige), cinq d’entre elles ont frôlé la saisie de leurs comptes. Cette situation n’a pas empêché la chambre de commerce d’organiser la semaine de relance économique afin de trouver de stratégies pouvant aider le Tchad à sortir de la crise financière et économique », relève-t-il.

Dans leurs numéros spéciaux, les différents journaux ont diversement dressé la liste de personnes qui ont marqué l’année 2018. Positivement. « NA2, la voix du peuple », lance Le Pays qui annonce que le 1er novembre sera noté comme le jour où le seigneur a lui a envoyé du pain bénit qui a fait grimper sa popularité. « N2A, la voix des sans voix », ajoute Abba Garde qui précise que pour les bourreaux Ngueita Allasko Alfred, alias N2A, porter la voix de la population plus haut est une incitation et une mobilisation à la révolte. « Ils ne se sont pas gênés pour demander pourquoi  N2A préfère la couleur jaune. Pour eux, cette couleur représente sans doute la couleur du parti politique qu’il serait en train de créer », rajoute-t-il. La Voix considère l’artiste d’un héro. « Depuis le 29 octobre, ’’ le gilet jaune tchadien’’ qui a porté haut les pleurs de la population est entré dans l’estime de tous », note-t-il. « Djibergui Rosine, la ministre qui a dit non », lance La Voix qui note qu’elle a le courage chevillé au corps. « C’est une vérité connue de tous sinon, Djibergui Rosine n’allait dire non devant Idriss Déby Itno lors de la cérémonie de prestation du serment confessionnel des membres du 1er gouvernement de la 4ème République », poursuit-il. « Djibergui Amane Rosine, la ferveur de la foi », ajoute Abba Garde qui rappelle que dans l’histoire du Tchad, c’est pour la 1ère fois qu’une courageuse dame a refusé publiquement de s’incliner devant le président. « C’est donc un choix grave à faire entre le temporel et le spirituel », explique-t-il. « Mahamat Saleh Haroun, le libre penseur », annonce La Voix. Selon l’hebdomadaire, l’ancien ministre de la culture a voulu faire bouger les choses dans ce département mais « il s’est très vite rendu compte que les veuilles habitudes ont la carapace dure ». « Mahamat Saleh Haroun, le ministre qui n’a pas voulu se taire », renchérit Le Pays. « Alors que le premier ministre demandait à chaque membre du gouvernement de faire le point sur les mesures de rétorsions contre les grévistes, celui qui était ministre de la culture a surpris l’assistance. « Cela me pose un problème moral, au vu de la souffrance de ces gens », rapporte Le Pays qui annonce que « l’aventure gouvernementale du cinéaste n’aura duré qu’une année et fera peut-être l’objet d’un film ‘’’une saison au gouvernement’’, allusion à son dernier film ‘’une saison en France ». Négativement : « Adam Noucky Charfadine, l’homme qui a humilié la justice », lance Le Pays qui annonce que l’ex gouverneur du Logone Oriental a confirmé aux yeux du monde la mauvaise réputation qu’il traîne depuis qu’il est promu à différentes fonctions en se mettant à dos les hommes en robe noire. «Adam Noucky Charfadine, l’arrogant humilié », note La Voix. Pour l’hebdomadaire, l’ex gouverneur du Logone Oriental se croyant intouchable a voulu faire une bravade à la justice en ordonnant des bavures contre un avocat et ses clients au sein même du palais de Thémis.

« Le sport dans le gouffre », lance Abba Garde qui annonce que 2018 reste l’une des plus mauvaises pour les sportifs et amoureux du sports. « Hormis quelques tournois et championnats bâclés organisés dans quelques disciplines sportives, aucune compétition ou championnat digne de ce nom n’a eu lieu. Pourtant, la majorité des fédérations reçoivent la subvention de fonctionnement qui, dans les cahiers de charge sert à organiser les activités », fulmine-t-il. « Un bilan à demi-teinte », dresse L’Info qui estime le pays a enregistré plus d’échecs que de réussite dans le domaine sportif. « Bilan mitigé pour les athlètes tchadiens », renchérit La Voix qui informe que les sportifs ont été confrontés régulièrement à plusieurs difficultés pour leur participation aux compétitions en dehors du pays. « On citera les déboires des joueurs d’As Coton Tchad à Lomé ou encore la difficulté pour l’équipe nationale de basket de prendre part aux différents tournois. Certaines fédérations ont néanmoins réussi à tirer leur épingle du jeu au cours de l’année », ajoute-t-il. « Haro sur le football », lance Le Pays qui annonce qu’en 2018, la plupart des fédérations sportives ont œuvré dans le bon sens. « Malheureusement, les amoureux du ballon rond n’auront vu que les dirigeants de la fédération tchadienne de football association (Ftfa) se livraient à un mélodrame extra-sportif. Un feuilleton qui pourrait se poursuivre en 2019 », note votre hebdomadaire qui informe que l’unique bonne nouvelle, est le transfert de Marius Mouandilmadji au Fc Porto. « D’autres disciplines sportives comme le Basketball, le tir à l’arc, l’athlétisme et le Nanbudo ont fait leurs preuves en dépit des difficultés financières », poursuit Le Pays.

Stanyslas Asnan

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