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Revue de presse de la semaine du 10 au 16 décembre 2018

Cette semaine, c’est l’éviction de l’incontournable Tpg (trésorier général payeur), Souleymane Adam Haroun qui a retenu particulièrement l’attention des organes de presse. A cela, s’ajoutent le tournant dans l’affaire dite du député Azzaï et son mariage avec une mineure, la condamnation à 8 ans de prison ferme de l’ancien rebelle, Mahamat Abdelkader, alias Baba Ladé et le la mort de deux étudiants à Moundou des suites d’un accident.

 

« Le tout puissant trésorier général Souleymane Adam Haroun, tombeur de quatre ministres des finances a été limogé », lance Le Pays qui précise que : « le tombeur de quatre ministres des finances a été limogé et remplacé par Abakar Djeroua Sirinou ». Toujours au ministère des finances mais cette fois à l’inspection générale des finances. « L’arroseur arrosé », ironise Le Pays qui annonce la suspension de Djillah Koulmaye, redoutable inspecteur des finances à l’origine de plusieurs interpellations de fonctionnaires et de six ses collègues pour manquements professionnels graves. Selon votre hebdomadaire, le fonctionnaire qui a été à l’origine de plusieurs interpellations se retrouve dans la position de l’arroseur. « L’inspecteur général des finances calomnié », s’exclame N’Djaména Hebdo qui dénonce la corruption et la dénonciation calomnieuse au ministère des finances et du budget. Selon l’hebdomadaire, le ministre des fiances et du budget a suspendu sans avis de ses collaborateurs sept fonctionnaires de son département pour manquements professionnels graves. « Alors que l’inspecteur général des finances, les inspecteurs des finances, le directeur vérificateur et le chef de service étaient en mission de contrôle des régies financières et services administratifs de recettes dans les provinces du Logone occidental et Mandoul, le ministre des finances et du budget Allali Mahamat Abakar les a rappelé d’urgence à N’Djaména pour manquements professionnels graves et les a suspendus de leurs fonctions », ajoute N’Djaména Hebdo qui annonce que cette affaire éclate suite à un deal et d’une dénonciation calomnieuse de Ngaryanmal Morkemngar.

« Le secrétaire général de la commune de Nokou mélange les pédales », lance L’Info dans l’affaire du présumé mariage d’enfant. Selon le bihebdomadaire, le secrétaire général de la commune de Nokou, Ali Mahamat Garfa, appelé à la barre pour donner des clarifications sur l’acte de naissance de la jeune Zouhoura mélange torchons et serviettes. « C’est moi qui ai établi l’acte de naissance et la signature est mienne. Le père de la fille qui s’est présenté devant moi avec trois témoins à l’effet de lui délivrer cet acte pouvant lui permettre d’inscrire sa fille à l’école », assume le secrétaire qui rétropédale en affirmant que les informations contenues dans l’acte d’état civil lui ont été dictées par le père de la fille et que cet acte n’est délivré que cette année. « Le hic est que l’acte de naissance litigieux est établi le 26 mars 2015 », ajoute l’Info. « Une expertise médicale sur l’âge de Zouhoura », poursuit Le Progrès qui parle d’un tournant dans cette affaire. « Le père de la fille est venu vers moi en 2018 pour demander un acte de naissance pour l’année 2015 », rapporte le quotidien qui ajoute que le tribunal a ordonné l’audition du secrétaire général à la police judiciaire, sur procès-verbal ainsi qu’une expertise médicale pour déterminer l’âge de la mariée. « Le juge ordonne une expertise », renchérit Le Sahel. L’hebdomadaire explique ce revirement par les explications peu convaincantes du secrétaire général de la commune de Nokou. « Le Sg de Nokou étale les tares de l’administration tchadienne », soupire pour sa part Le Baromètre qui explique qu’à travers lui, c’est tous les impairs de l’administration tchadienne traitant avec légèreté les affaires publiques qui sont exposés. « Méconnaissant toutes les procédures, Mahamat Garfa a honteusement exposé les bassesses de l’administration aux hommes et femmes de la toge noire et au public », ajoute l’hebdomadaire qui annonce que la jeune mariée est mise à la disposition de l’expertise de l’hôpital moderne ’’La Renaissance’’, pour être située sur son âge réel.

« Baba Ladé, condamné à 8 ans de réclusion criminelle », soupire Le Baromètre qui précise qu’il ne doit miser que sur l’improbable grâce présidentielle après l’épuisement de la phase judiciaire. « Si cela ne dépendait que du 1er substitut du procureur général, Taoka Bruno, Baba Ladé subissait une peine d’emprisonnement de 20 ans. Mais la cour ne l’a pas suivi dans ses réquisitions et n’a retenu que 8 ans pour les faits d’assassinat, de viol à main armée, d’incendie volontaire, de crime de guerre, de détention illégale d’armes à feu, de destruction de maison et de rébellion », estime l’hebdomadaire qui parle d’un dossier vide. « Les chefs d’accusations ont été gelés par l’accord signé en 2012 entre gouvernement et l’ancien rebelle », crie l’un de ses conseils qui qualifie le procès de ’’politico-judiciaire’’. « 8 ans de prison ferme pour Baba Ladé », renchérit Le Sahel qui explique que la cour écope aussi une amende de 1 franc symbolique. « Le gouvernement n’a pas respecté l’accord de 2012 qui a permis à Baba Ladé de regagner la légalité et d’être nommé, conseiller à la primature, préfet avant d’être repris suite à un mandat d’arrêt international lancé par le Tchad », rapporte-t-il. Abba Garde n’est pas passé par quatre chemins et qualifie Baba Ladé d’une « victime expiatoire de la politique de la ’’main tendue’’ ». Le trimensuel poursuit: « pendant que d’autres ex-rebelles sont amnistiés, le général Mahamat Abdelkader, membre de la communauté du grand Mayo-Kebbi/Tandjilé, rallié au régime puis nommé à des hautes fonctions de l’Etat est arrêté depuis 4 ans et condamné à 8 ans d’emprisonnement ferme alors qu’il bénéficie en principe de deux actes d’amnistie ». Abba Garde s’interroge : « pourquoi les deux poids, deux mesures et que cache cette ségrégation? ».

« Deux étudiants auto-stoppeurs meurent suite à un accident à Moundou », lance Abba Garde qui dénonce le manque d’œuvres universitaires. Selon le trimensuel, un particulier qui revenait de Kélo a décidé de donner un coup de pousse aux étudiants qui guettaient au bord de la route en les déposant en ville. Mais, relève le trimensuel, « au niveau du rond-point de Koutou, la voiture fait tonneau. Un étudiant meurt sur le champ, un autre et le chauffeur le lendemain. Il y a aussi une dizaine de blessés ». Pour Abba Garde, le gouvernement est responsable de ce drame. « Si responsabilité il y a, c’est bien celle du gouvernement. Aujourd’hui, en plus de n’avoir plus la bourse, les étudiants n’ont ni bus, ni restauration. Pire, les frais d’inscription ont été augmentés et les étudiants sont dans le désarroi total », déplore-t-i. « Accident des étudiants à Moundou, Mbaïtabé Ozias y meurt à 22 ans », renchérit Le Baromètre qui parle d’un étudiant en 3ème année d’économie monétaire et bancaire.

Stanyslas Asnan

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