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Revue de presse de la semaine du 20 au 26 août 2018

« Constitution du 04 mai 2018 : la controverse », écrit Tchad et Culture dans son édition de Mai -Juin qui précise que la promulgation de la nouvelle constitution a suscité moult questionnements mais aussi des réactions tant par sa procédure que par certaines dispositions qui y sont contenues.

« La formule choisie pour élaborer la loi fondamentale a créé une frustration au sein d’une bonne frange de la population qui y voit simplement la volonté des dirigeants de se tailler une constitution à leur aisance. En devenant chef du gouvernement, le président de la République garde la main haute sur toute l’administration », annonce-t-il. Commentaire désabusé de L’Observateur : « de la dérive dictatoriale à l’affirmation de la dictature. Le président intégral s’est dédouané de tout lors de sa traditionnelle conférence de presse à la veille du 11 août en déclarant que les résolutions et recommandations du forum sont la volonté du peuple. Mais le show à sens unique n’a pas convaincu une bonne partie de ses compatriotes, notamment les chrétiens qui se sentent exclus dans la gestion de la chose publique ». Tchad et Culture estime que le serment confessionnel est un germe de division de la société tchadienne. En effet, ajoute-t-il, « la constitution de la 4ème République énonce en son article 1er que l’Etat est laïc et affirme la séparation de l’Etat et des religions. A cet effet, l’Etat doit demeurer neutre mais, en instaurant le serment confessionnel, le législateur remet en cause ce principe de laïcité ». Et le magasine de s’interroger : « quels sont les motifs de cette distinction qui épargne le président de la République, chef du gouvernement du serment confessionnel » ? Cette situation, conclut-il, s’apparente à un flou juridique qui discrimine les citoyens et donc, une révision de cette constitution s’impose. Le trimensuel Abba Garde d’accuser le président Déby d’avoir piétiné le forum national inclusif : « parmi les résolutions du forum sur les reformes institutionnelles tenu en mars dernier, il y a celle qui structure le Tchad en 17 provinces. Mais le président de la République vient d’en créer 23 ainsi que 107 départements et 377 communes ». Selon le trimensuel, en créant 23 provinces, Déby a gardé son Amdjarass, sortie de nulle part comme chef-lieu d‘une province mais n’a pas voulu continuer à ulcérer ses frères. « Pour Déby, il vaut mieux faire la sourde oreille à ceux qui protestent contre le serment confessionnel que de se mettre à dos ses parents dans une zone où les bruits de bottes continuent de se faire entendre », poursuit-il. Dans cette 4ème République qui ne cesse de défaire la chronique, Tchad et Culture annonce par ailleurs la marginalisation de la jeunesse. « La constitution de 2018 dans son article 67 fixe l’âge de la candidature aux fonctions de président à 45 ans au lieu 35 comme l’a instituée celle de 1996. Le relèvement de l’âge n’est pas seulement un agenda caché pour le chef de l’Etat mais exclut les jeunes leaders de la scène politique ». Une logique, estime, le fondateur du mouvement ‘’Les transformateurs’’ Dr Succès Masra qui consiste à empêcher aux nouvelles générations de prendre part au destin national. « Déby-a-t-il peur de des jeunes de ma génération ?», s’interroge-t-il. L’Observateur rajoute que, « la jeunesse tchadienne réclame sa place dans le débat ». Selon le constat de cet hebdomadaire, pour la 1ère fois, les jeunes ont répondu présent pour diagnostiquer les maux qui minent leur milieu ainsi que leur épanouissement. « Si d’aucuns ont longtemps considéré la jeunesse tchadienne comme amorphe et inerte, elle a démontré lors de la journée de réflexion placée sous le thème, 4ème République : opportunité ou menace que l’heure n’est plus à jouer aux spectateurs mais d’être des acteurs clés du changement ». Abba Garde voit une jeunesse désœuvrée par manque de débouchés qui succombe aux jeux de hasard. «Dépourvus parfois des moyens, certains volent », ajoute-t-il.

« Déby dégage les faux douaniers », lance Abba Garde qui annonce que le 17 août dernier, le président de la République a effectué une visite inopinée aux entrepôts de la douane à Nguéli. « Environ 200 faux agents (douaniers, gendarmes, policiers et éléments de l’agence nationale de sécurité) sont immédiatement chassés. A une poignée de vrais douaniers, il leur a demandé de se mettre au travail pour servir la nation, tout en leur accordant un délai d’un mois afin d’évaluer l’évolution de leur travail », ajoute-t-il.  « Visites inopinées, ce que les yeux du chef ne voient pas », note, pince sans rire  La Voix qui précise que la force d’appui qu’il a instaurée fait plus de mal que de bien. « Depuis que ces militaires sont déployés, les douaniers régulièrement formés et recrutés n’ont plus accès à leurs postes de Toukra. Sans doute, une entorse au fonctionnement des services douaniers. Les visites inopinées ne peuvent pas restaurer ce qui a été tordu en plusieurs années », renchérit l’hebdomadaire La Voix. « Rendez-nous inopinément des visites prési… », lance pour sa part Le Visionnaire qui constate que depuis la visite inopinée du chef de l’Etat à l’office national des examens et concours du supérieur (Onecs), dans tous les services de l’Etat, les agents sont désormais aux aguets : « dès 7heures, tous les agents sont à leurs postes. Ceux qui ont des antennes auprès de vous au palais rose ne cessent d’appeler pour s’imprégner de votre programme pour ne pas être surpris par une quelconque visite inopinée » se marre le chroniquer de l’hebdomadaire.

« Dérapage du ministre de la santé publique : vers une déstabilisation du système de santé au Tchad ! », s’exclame Le Potentiel qui poursuit que si le Tchad était un pays sérieux, le ministre Aziz Mahamat Saleh devrait démissionner suite à son décret décrié par l’ordre de médecin et celui des pharmaciens : « Ngarta Tombalbaye devrait se retourner dans sa tombe s’il apprenait que la gouvernance a foutu le camp de son pays au point où les morts sont nommés à des postes de responsabilité. Pire, c’est au ministère de santé publique que pareille gaffe s’est produite sans que le ministre concerné ne daigne rendre le tablier. Des nominations illogiques et fantaisistes » s’exclame La Voix, « Nominations scandaleuses, dysfonctionnements : le ministre de la santé publique sort enfin du bois, fait des mises au points ».  Selon nos confrères, si le ministre reconnait des erreurs sur la nomination d’une défunte à la direction de la pharmacopée et d’un titre de docteur à un Monsieur, il ne rompt pas. « Pour le ministre, s’attarder sur ces fameuses affaires, c’est perdre du temps. Le vrai débat est celui, du moins celui qui vaut la peine d’être mené, c’est celui portant sur la santé et le bien-être des Tchadiens ».

Stanyslas Asnan

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