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Quand les gros-porteurs bennes dépannent les étudiants

Malgré le froid qui sévit en cette période à N’Djamena, les étudiants se sont levés tôt  ce mercredi 18 janvier 2017 pour se rendre dans les stationnements des bus universitaires.

Du rond-point Hamama  au rond-point de Walia dans le 9ème arrondissement de N’Djamena en passant par les avenues du 10 octobre, Mobutu, Jacques Nadjingar et Pascal Yoadimnadji, ces lieux sont bondés de monde. Ces étudiants sacs au dos, d’autres, cartables en mains,  attendent impatiemment les bus universitaires dans le froid soit pour aller au site universitaire de Toukra  situé à la sortie sud de N’Djamena, soit pour celui d’Ardep Djoumal soit pour les facultés de Farcha. Mais à leur grande surprise, aucun bus universiataire n’est circulé jusqu’à 7h. Or, les cours débutent à 7h30 pour ceux d’ardep djoumal et farcha, 8h pour ceux de Toukra. « Franchement, je ne crois pas que les bus vont arriver », désespère un étudiant assis sur une brique à quelques mètres du rond-point du cinquantenaire, ex-gazelle dans le 7ème arrondissement. « Progressons vers le pont à deux voies » propose un autre à ses condisciples. « Tu as raison. Peut être que nous pouvons prendre le bus de Gassi », espère un autre.

Aussitôt ils quittent les stationnements et convergent vers le rond-point à deux voies situé à l’intersection des avenues Taiwan, Jacques Nadjingar, Pascal Yoadimnadji et le pont à double voie posé sur le fleuve Chari. Sur les lieux se trouvaient déjà de centaines d’étudiants  qui attendent les bus. Devant cette situation, certains étudiants préfèrent appeler leurs contacts au centre national des œuvres universitaires. C’est ainsi qu’ils découvrent que les bus ne viendront pas les transporter. Selon les responsables chargés de la gestion des bus universitaires, il n’y a pas de carburant. D’ailleurs la plupart des bus sont en panne d’autres hors d’usage. Argumentaire qui ne satisfait guère les étudiants. La tension monte d’un cran. Sur les visages, on peut lire la colère et la déception.  C’est dans cet atmosphère qu’un étudiant lâche : « On nous demande de reprendre les cours, voila à peine 3 jours, il n’ ya pas de bus. C’est décevant ». Un autre étudiant qualifie cette situation de moquerie. « On n’a pas d’argent ni bourse, ni restaurant,  ni électricité. Maintenant on n’a pas de bus. Qu’est ce qu’ils nous veulent ces responsables de l’enseignement supérieur ? », s’interroge une étudiante. « C’est aussi les 16 mesures, ironise son condisciple de gauche devant un bus commercial.

Ne pouvant plus supporter, à 7h30, à l’unisson, les étudiants décident de descendre dans la rue. Puis on entend un coup de sillet au milieu de la foule. « Bloquons la route », crie un groupe d’étudiant très remonté. Aussitôt, les étudiants occupent les avenues, empêchant les usagers de la voie de circuler. Très rapidement, on observe une longue file d’attente des véhicules occasionnant l’embouteillage. «Svp, libérez-nous la voie » supplie un usager de la voie voulant forcer le passage. « Non, non ! » répondent les étudiants en colère. C’est ainsi que deux bennes arrivent  pendant la manifestation. Les chauffeurs  de  ces bennes proposent de déposer les étudiants du site de Toukra. Proposition aussitôt acceptée par quelques étudiants. « J’ai un cours très important, je vais aller avec  eux», informe un étudiant en Lettres modernes à son ami qui refuse de monter. Par contre les particuliers qui viennent en ville, proposent eux aussi de transporter les étudiants de Farcha et ceux d’ardep djoumal s’ils le souhaitent. « J’ai pitié de mes cadets. C’est pourquoi, je propose de les déposer. Cette situation devrait être une honte pour notre pays », relève un cadre de l’administration.  Les conducteurs de moto entrent  également dans la danse en proposant de déposer les étudiants dans leurs sites respectifs gratuitement. C’est ainsi que la situation  a été décantée. Par contre les étudiants habitants à Walia, n’ayant d’autres moyens, ont marché pour atteindre les facultés de Toukra. D’autres prennent le bus commercial, d’autres encore préfèrent rentrer chez eux espérant que les bus circulent le lendemain. Toutefois, la colère est toujours latente. Ils menacent de suspendre les cours si le problème de transport n’est pas réglé. Alors que le gouvernement a supprimé la bourse par un décret afin de renforcer les œuvres universitaires.

Bishop Asnan Non-Doum Saturnin

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