35,10,0,50,1
1,600,60,0,3000,5000,25,800
90,150,1,50,12,30,50,1,70,12,1,50,1,1,1,5000
0,2,1,1,2,46,15,5,0,1,1,12,0,1
Le Tchad récolte 10 000 milliards de francs CFA à Paris
Forte mobilisation des partenaires à l’ouverture du forum sur le Pnd
Ouverture de la table ronde sur le plan national de développement
La Une de votre hebdomadaire à paraitre dans la matinée du vendredi 1er septembre 2017
Déby et Al-sisi déterminés pour combattre le terrorisme en Afrique

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

« Nous sommes en train de nous regrouper autour d’un festival qui s’appelle Myan fil Myan reggae. »

Le11 mai de chaque année, le monde musical et particulièrement celui du reggae célèbre l’anniversaire de la mort du prophète du reggae, le Jamaïcain Bob Marley. Dans cet entretien, Aimé Ayata Palyo, musicien-rastamen explique le mouvement rasta et ses objectifs.

C’est quoi le mouvement reggae ?

Aimé Ayata Palyo : c’est un mouvement qui parle de l’ouverture d’esprit et des rasta qui croient en un Dieu unique et puissant, et il intervient à tout moment du côté des opprimés. Le rastafarisme est un mouvement religieux qui est plus célébré en Jamaïque. Il est devenu international, parce que véhiculé par Bob Marley auquel le monde fête le 11 mai, le jour de sa mort. Pour cela, ici à N’Djamena, nous rastas, avions décidé de créer un mouvement dénommé myan fil myan reggae (100% reggae) qui va aider les gens à comprendre la situation dans laquelle nous sommes. Myan fil myan reggae est basé sur la liberté, puisque le monde tend à enfermer la liberté. Il se veut un canal pour ouvrir les yeux sur les conditions de vie des africains en général et particulièrement les tchadiens. Myan fil myan reggae est apolitique, engagé, dénoncer et critiquer les tares de la société, pas sur le plan négatif mais positif également. Il faut les présenter pour que cela devienne un exemple.

Le 11 mai, c’est la célébration de la mort de Bob Marley. Cette fête est timidement célébrée sur le plan national. Qu’est ce qui peut bien expliquer cela ?

A.A.P : Ce ne sont pas tous les artistes qui sont des rastas et ce pas en portant les dreacklock, qu’on se dit rasta. Rasta veut dire un mouvement du fond du cœur. Le thème de la célébration de cette année est basé sur la liberté, ce n’est pas tous les musiciens qui sont des engagés. Raison pour laquelle, c’est timide. La plupart des musiciens chantent de l’amour et le griotisme, histoire d’avoir de quoi à manger. Les rastas engagés dans ce pays ne sont pas nombreux, ce qui explique ce manque d’engouement.

Au vue de la situation que le Tchad traverse, le mouvement rasta peut apaiser les esprits ?

A.A.P : Effectivement, au vue de cette situation critique, la musique reggae est la musique par excellence. C’est une musique d’ouverture d’esprit, de communication, d’information de ce qui se passe. Dénoncer tous les méfaits, encourager tout ce qui se fait bien. Ce que nous vivions en ce moment, à travers le reggae, les rastas dénoncent. Le mouvement reggae demande autant de travail, de consécration, de philosophie et autant de connaissances.

Quelles sont les moyens et stratégies mis en place pour pérenniser le reggae ?

A.A.P : Nous sommes en train de nous regrouper autour d’un festival qui s’appelle Myan fil Myan (100%) reggae. Le festival aura des rencontres intermusiciens internationaux et tchadiens, de rencontres et d’échanges d’idées, des conférences-débats sur les thèmes qui nous minent en ce moment par exemple le manque de liberté, de démocratie. Pourquoi, ne pas se remettre dans la culture et  l’agriculture ? Il ne faut pas penser que c’est le pétrole  seul qui peut sortir le pays de la pauvreté. Les autres richesses peuvent très bien contribuer au décollage économique de notre pays, à l’exemple de l’agriculture, l’élevage ou la pêche. Ce festival vise aussi à encourager les jeunes à aller de l’avant.

Un coup de cœur…

A.A.P : Je demande à tous les rastamen du monde de maintenir le combat, de tenir haut le flambeau pour que la lumière jaillisse. Parce que Jésus-Christ, le tout puissant a dit : «on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau». Autrement dit, on n’allume pas une lampe pour la cacher. Si on allume une lampe, c’est pour éclairer le monde et porter le flambeau de la liberté en Afrique.   Propos recueillis par Mbairam Koularambaye

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

  • Journée portes ouvertes (Salon Nationale du Coton)
    Journée portes ouvertes (Salon Nationale du Coton)

     

  • Les ABCD du Leadership de Dr Succes Masra
    Les ABCD du Leadership de Dr Succes Masra
  • La Flamme du Tchad
    La Flamme du Tchad

     


  • La Flamme du Tchad
    La Flamme du Tchad

     

     COMMUNIQUE

Capitaliser le succès du PND

Les lampions se sont éteints sur la table-ronde de Paris pour le financement du Plan national de développement (Pnd) avec le succès que l’on connait. Très vite, le forum sur les investissements d’Abu Dabi devrait aussi passer pour nous rappeler à la réalité, ou plutôt nous faire redescendre sur terre après quelques jours d’euphorie dans une bulle médiatique bercée par des promesses de plus de 10 000 milliards de FCFA.

LE REGARD DE DJAM'S

ACCES AU WEBMAIL

NEWSLETTER

Youtube Gallery Module

Video list or Theme not selected

Copyright © Le Pays, Journal d'informations et d'analyses
Une Publication de la Société d'Edition, de Communication et Conseil (SECC)
Siège: Avenue Mathias Ngarteri - axe CA7, BP: 4306, Tél: +23566297954, Email: contact@lepaystchad.com
Designed by Djasrabe