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« Nous sommes en train de nous regrouper autour d’un festival qui s’appelle Myan fil Myan reggae. »

Le11 mai de chaque année, le monde musical et particulièrement celui du reggae célèbre l’anniversaire de la mort du prophète du reggae, le Jamaïcain Bob Marley. Dans cet entretien, Aimé Ayata Palyo, musicien-rastamen explique le mouvement rasta et ses objectifs.

C’est quoi le mouvement reggae ?

Aimé Ayata Palyo : c’est un mouvement qui parle de l’ouverture d’esprit et des rasta qui croient en un Dieu unique et puissant, et il intervient à tout moment du côté des opprimés. Le rastafarisme est un mouvement religieux qui est plus célébré en Jamaïque. Il est devenu international, parce que véhiculé par Bob Marley auquel le monde fête le 11 mai, le jour de sa mort. Pour cela, ici à N’Djamena, nous rastas, avions décidé de créer un mouvement dénommé myan fil myan reggae (100% reggae) qui va aider les gens à comprendre la situation dans laquelle nous sommes. Myan fil myan reggae est basé sur la liberté, puisque le monde tend à enfermer la liberté. Il se veut un canal pour ouvrir les yeux sur les conditions de vie des africains en général et particulièrement les tchadiens. Myan fil myan reggae est apolitique, engagé, dénoncer et critiquer les tares de la société, pas sur le plan négatif mais positif également. Il faut les présenter pour que cela devienne un exemple.

Le 11 mai, c’est la célébration de la mort de Bob Marley. Cette fête est timidement célébrée sur le plan national. Qu’est ce qui peut bien expliquer cela ?

A.A.P : Ce ne sont pas tous les artistes qui sont des rastas et ce pas en portant les dreacklock, qu’on se dit rasta. Rasta veut dire un mouvement du fond du cœur. Le thème de la célébration de cette année est basé sur la liberté, ce n’est pas tous les musiciens qui sont des engagés. Raison pour laquelle, c’est timide. La plupart des musiciens chantent de l’amour et le griotisme, histoire d’avoir de quoi à manger. Les rastas engagés dans ce pays ne sont pas nombreux, ce qui explique ce manque d’engouement.

Au vue de la situation que le Tchad traverse, le mouvement rasta peut apaiser les esprits ?

A.A.P : Effectivement, au vue de cette situation critique, la musique reggae est la musique par excellence. C’est une musique d’ouverture d’esprit, de communication, d’information de ce qui se passe. Dénoncer tous les méfaits, encourager tout ce qui se fait bien. Ce que nous vivions en ce moment, à travers le reggae, les rastas dénoncent. Le mouvement reggae demande autant de travail, de consécration, de philosophie et autant de connaissances.

Quelles sont les moyens et stratégies mis en place pour pérenniser le reggae ?

A.A.P : Nous sommes en train de nous regrouper autour d’un festival qui s’appelle Myan fil Myan (100%) reggae. Le festival aura des rencontres intermusiciens internationaux et tchadiens, de rencontres et d’échanges d’idées, des conférences-débats sur les thèmes qui nous minent en ce moment par exemple le manque de liberté, de démocratie. Pourquoi, ne pas se remettre dans la culture et  l’agriculture ? Il ne faut pas penser que c’est le pétrole  seul qui peut sortir le pays de la pauvreté. Les autres richesses peuvent très bien contribuer au décollage économique de notre pays, à l’exemple de l’agriculture, l’élevage ou la pêche. Ce festival vise aussi à encourager les jeunes à aller de l’avant.

Un coup de cœur…

A.A.P : Je demande à tous les rastamen du monde de maintenir le combat, de tenir haut le flambeau pour que la lumière jaillisse. Parce que Jésus-Christ, le tout puissant a dit : «on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau». Autrement dit, on n’allume pas une lampe pour la cacher. Si on allume une lampe, c’est pour éclairer le monde et porter le flambeau de la liberté en Afrique.   Propos recueillis par Mbairam Koularambaye

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