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Le métier est par terre

La force d’un corps de métier comme le journalisme est la confraternité. Cette valeur qui appelle au soutien et à l’entraide n’est plus qu’une vue de l’esprit tant la corporation s’est livrée en spectacle ces dernières semaines. Des scènes d’une telle tristesse et misère que l’on se demande ce que penseraient de nous des confrères qui débarquent chez nous. Deux confrères au commissariat pour de la dénonciation calomnieuse, on se demande s’il faut en rire ou pleurer…

Calomnies, délations souvent motivés par de basses motivations ont plombé le climat de camaraderie et de confiance qui devrait être de mise au sein de ce métier à la noblesse établie.

Au-delà de la vraie fausse querelle ancien-nouveau, au-delà de l’existence supposée ou avérée de journalistes travaillant pour les services de renseignement, ce qui arrive aujourd’hui au journalisme tchadien est à l’image du pays, le résultat d’un échec collectif. Echec sur la qualité de la formation parce que bien que diplômés, la vague de confrères qui arrivent par grappes, depuis quelques années dans le métier ne soutient pas le niveau d’études qu’il affiche. Dans les rédactions, l’encadrement n’existe plus. 

La volonté du pouvoir d’avoir « ses » journalistes, l’obstruction malsaine des « anciens » à l’arrivée de jeunes confrères, l’ouverture du métier au premier venu ont fini par faire des salles de rédaction des auditoriums où des jeunes sans expérience viennent entendre des anciens grognards qui n’ont pas encore de point de chute, narrer de vieux souvenirs le long des conférences de rédaction. Dans certaines rédactions, ces derniers sont obligés de se taire de peur d’être trahis à la hiérarchie.  « Je ne peux pas m’exprimer en conférence de rédaction parce que ce que je dirais sera su à la minute d’après » avait lâché un confrère au ministre de la communication en visite à la radio nationale. Le secret de la conférence de rédaction n’existe plus.

Le résultat est là. Notre production est au jour, le jour de plus en plus nul. La désaffection du public pour la lecture ne saurait justifier les ventes qui chutent. Le caractère partial des médias publics n’est pas la seule explication à la baisse de leur audimat. Le problème est plus profond. Il y’a baisse de niveau, absence de professionnalisme, politisation à outrance qui ont tué simplement le professionnalisme. La crise que traverse le pays est venue donner le coup de grâce à un secteur déjà au plus mal.  

L’ampleur de la désagrégation, tout le monde en convient. Des solutions pour en sortir? Les journalistes d’ordinaire si bavards sont aphones sur le sujet. Sans doute préoccupés par la survie en raison des conditions de vie et d’exercice de plus en plus difficiles. Ni les organisations professionnelles, ni l’organe de régulation ne sont visibles sur le sujet comme dans de situations aussi graves que l’entrave au libre exercice du métier. 

La faute nous revient à nous journalistes. Notre métier, nous l’avons travesti par opportunisme, par ambition et absence d’éthique. La situation décriée déjà depuis plusieurs années perdure et s’aggrave parce que, comme le dirait le chanteur, aveuglés par nos egos, nous avons tué la vérité que nous refusons de croiser du regard.

 

La Rédaction

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     COMMUNIQUE

Ce que demande la jeunesse

N’Djamena. Du 29 juin au 1er juillet plus de 300 jeunes africains issus des 54 pays tiennent leur premier forum panafricain au Tchad, un pays marqué par une crise financière aigue. « Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse », c’est le thème de ce forum. 

 

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