Politique

L’Ordre des avocats renouvelle sa demande aux autorités, les exhortant à agir pour redonner à la Cour suprême son image

Par un point de presse fait ce 2 avril 2025 par le bâtonnier de l’ordre des avocats du Tchad, Me Djerandi Laguerre Djonro, informe l’opinion qu’après avoir été reçu par le ministre de la justice, garde des sceaux chargé des droits humains et par le président de la cour suprême, il n’y a pas encore d’avancées. Il maintient son appel à l’endroit des plus hautes autorités pour des mesures appropriées pour redorer l’image de la cour suprême.

Selon le bâtonnier de l’ordre des avocats du Tchad, Me Djerandi Laguerre Djonro, il y a pratiquement 10 jours, l’ordre des avocats du Tchad a refusé de prendre des audiences de la cour suprême tout en restant ouvert aux échanges et au dialogue.<< C’est ainsi que, le ministre de la justice, garde des sceaux chargé des droits humains nous a reçu avec ses collaborateurs et nous avons échangé sur nos préoccupations>>, informe-t-il. Le bâtonnier, poursuit qu’ aujourd’hui 2 avril 2025, à la sollicitation du président de la cour suprême, le conseil de l’ordre a eu des échanges avec lui. << A cette rencontre comme celle avec le ministre de la justice, le conseil de l’ordre a étalé les situations caractéristiques d’une déconfiture dans laquelle se trouve la cour suprême qui, au regard des textes actuels n’est nullement soumise au contrôle du ministère de la justice et ses membres échappent à tout contrôle de l’inspection judiciaire quoi qu’ils aient fait>>, précise Me Djerandi Laguerre Djonro.

D’après lui,<< à ce jour, il n’y a pas encore d’avancées, surtout que la cour suprême n’est pas sous tutelle du ministère de la justice comme nous l’avons relevé>>.

Il ajoute qu’au regard de la gravité de la situation, le barreau du Tchad estime qu’il y a lieu d’une normalisation de la cour suprême afin que n’y soient que des magistrats disposés à appliquer les règles de droit.<< C’est pourquoi, l’ordre des avocats maintient son appel à l’endroit des plus hautes autorités et particulièrement au maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, président de la République, chef de l’État pour que des mesures appropriées soient prises en toute urgence pour redorer l’image de la cour suprême, symbole de l’État de droit et soulager les justiciables qui sont les premières victimes de ces dérives>>.

Le barreau du Tchad réitère et s’inscrit enfin dans la logique qu’après le retour à l’ordre constitutionnel, les différents acteurs y compris le barreau, doivent chacun contribuer efficacement à la mise en œuvre de la politique du chef de l’État pour le développement du pays, redorer l’image de la justice et restaurer la confiance des citoyens.

Lobey Bab Sidick